les petites filles modernes

10 avril 2007

Joyeuses Pâques

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28 janvier 2007

Meilleurs voeux de bonne et heureuse année…

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20 décembre 2006

Le Noël de Mademoiselle Pamela

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Elle avait tout ce qu’il fallait.
Elle avait deux chats ronronnants près de la cheminée, un gros chien noir couché devant la porte et un chien blanc, son favori, le petit Youki, blotti sur ses genoux. Elle avait dans la cage dorée un petit canari qui chantait. Elle avait une perruche bleue qui cachait, en manière de jeu, sa tête sous son aile. Un perroquet bavard, perché sur le dossier de son fauteuil qui la saluait de temps à autre d’un joyeux « Bon Noël ! » qu’elle lui apprenait patiemment depuis un mois.
Elle avait du bois sec qui flambaait dans la cheminée. Une maison chaude, des couvertures de laine et un édredon rouge sur sa couche, des bourrelets épais autour de chaque fenêtre, une bouillotte dans son lit, une bouilloire à ses pieds.
Sa bouilloire à ses pieds, son chien blanc sur ses genoux, Mademoiselle Paméla tricotait devant le feu de bois. De temps en temps, elle leevait un œil vers la pendule, un autre vers la table chargée de friandises : le bon réveillon qu’elle ferait tout à l’heure ! Elle reprenait le cœur ravi, son tricot. Tricoti, tricotons…
Le bon chandail qu’elle aurait cet hiver ! Elle regardait le chaudron de cuivre suspendu à l’âtre : le bon chocolat qu’elle boirait ! Oh, oui ! La bonne maison vraiment où elle vivaait tranquille avec ses bêtes, la belle nuit !
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A minuit, quand sonnèrent les cloches, Mademoiselle Paméla s’approcha de la table. Elle se demandait si elle commençait par le jambon, la galantine ou le foie gras. Elle hésitait, penchée sur les plats délicats, lorsqu’un bruit la fit sursauter. Elle se redressa, la figure durcie, les sourcils froncés. « Encore lui » dit-elle. C’était encore lui, le petit voisin qui pleurait.
Mademoiselle Paméla se pencha de nouveau vers la table et se décida pour la galantine fine. Youki, le chien blanc, lui montra en aboyant qu’il était de son avis. Qu’il était donc charmant !
Mademoiselle Paméla lui tendit en souriant un gros morceau, mais son sourire se figea sur ses lèvres… De nouveau le même bruit…
Cet enfant pleurait tout le temps. Evidemment il était malheureux, sa Maman était morte et son papa travaillait à l’usine toute la nuit. Et il restait seul…
Seul à six ans. Est-ce une raison pour troubler les braves gens ?
« -Il me faudrait, dit tout haut Mademoiselle Paméla, un mur plus épais. »
Elle reprit une tranche de foie gras. Une bouchée, deux bouchées et de nouveau les mêmes cris…
Il avait peur ce petit Michel, c’était certain ou il avait faim…
Oh ! L’ennuyeuse pensée. Il fallait vite l’oublier, fermer ses oreilles à ces cris, jouir de cette fête, de ce bon réveillon. Allons Paméla, un peu de jambon ?

« C’est Noël, cette nuit, la fête des enfants ! »

Paméla s’arrêta interdite… Qui a chanté ? Qui a osé chanter cela ? Est-ce toi, vieille Paméla ? Pourquoi redis-tu ce soir après tant d’années ce vieux refrain d’autrefois ?
-   Un peu de jambon ?
Non, Mademoiselle Paméla n’en veut pas. Elle a ferrmé les yeux, elle rêve maintenant. Elle voit une vieille maison de pierres blanches, une maison garnie de houx et de guirlandes. Une toute petite fille bat des mains devant l’arbre merveilleux ? Une jeune femme Oh, doux visage ! Oh ! douce tendresse ! la tient dans ses bras. Elle chante :
« C’est Noël, Paméla, la fête des enfants ! ».Mademoiselle Paméla se lève. Elle prend sa lampe et sa houppelande. Elle quitte la maison chaude. Où vas-tu vieille Paméla, une couverture sur le bras ? Pourquoi cours-tu dans la nuit noire ? Pourquoi Paméla ? …
On n’entend plus dans la chambre que le tic-tac de la pendule. On entend le vol éffarouché de la perruche, le grognement sourd du chien. On entend les bûches qui pétillent dans la cheminée…
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Mademoiselle Paméla revient, une grosse couverture contre elle. Du paquet sort un enfant aux yeux brillants, aux joues mouillées de larmes. Du paquet sort le petit voisin. Elle l’assied devant la table. Elle le sert. Du jambon pour le petit garçon qui a faim. Du lait bien chaud pour le petit qui a froid. Et des gâteaux pour le petit qui n’a plus de maman.
Quand il a eu bien mangé et bien bu, quand il a été repu, le petit homme s’est endormi. Près du feu sur les genoux de Paméla, le petit voisin a rêvé de sa Maman.
Alors le canari s’est remis à chanter, les chats à ronronner. Alors, Mademoiselle Paméla a couché le petit garçon sous le gros édredon. Elle s’est assise près de lui pour le protéger. Elle s’est remise à tricoter. Mais dans son cœur la joie chantait, la joie de Noël retrouvée. De temps en temps elle se penchait sur le petit, elle l’embrassait puis elle reprenait son tricot – tricoti – tricotons – Et à mi-voix, elle fredonnait :
« C’est Noël, Michel, la fête des enfants ».
Et le perroquet criait avec elle « Bon Noël » en battant des ailes.
Conte de Colette Nast – Pour aujourd’hui et pour demain. Fernand Nathan 1956


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19 décembre 2006

POUPEE et la famille Lapin

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Il y avait dans le grand jardin de chez Monsieur Pierre une cabane de lapins. Elle était grise, cette cabane et cachée derrière la maison. Monsieur le vent, avec ses grosses joues et son habit gris, soufflait de temps en temps tout prêt de cette cabane, et la maman Lapin disait à ses petits enfants :
-Ecoutez, c’est Monsieur le Vent qui souffle pour faire faire aux arbres et aux fleurs de grandes révérences et nous dire bonjour.

Alors, les trois petits nez se mettaient en dehors des barreaux de la cabane, et avec leurs pattes soyeuses envoyaient des baisers aux fleurs.
Monsieur Pierre passait souvent par là et donnait à manger à ses pensionnaires. Le premier repas était à neuf heures. Jeannot Lapin aimait beaucoup les carottes ; Coco Lapin, lui préférait les feuilles de chou ; quant à Bébé Lapin, il adorait les épluchures de pommes de terre. Aussi, Monsieur Pierre en apportait-il pour tous les goûts.

Tout près de la cabane de Maman Lapin, il y avait une grande fleur rose, qui s’appelait Poupée.
Poupée dormait tard le matin, et quand elle ouvrait les yeux, le soleil était déjà installé dans le jardin de Monsieur Pierre.
Alors, elle se levait, faisait sa toilette comme une grande fille, et ne pleurait pas lorsqu’elle se mettait un peu de savon dans les yeux.

Jeannot Lapin était très capricieux, et sa nounou se mettait en colère :

-   Jeannot, si vous n’obéissez pas, mon garçon, je vous mettrai la tête entre les deux oreilles. Allons, venez ici que je lave vos dents.
-   Mais Jeannot pleurait et désobéissait.
-   
Alors, Poupée, la grande fleur, qui était déjà prête, se hissait sur la pointe de ses petits pieds, et par la fenêtre de la cabane regardait Jeannot d’un air de reproche.
Ce dernier, honteux, lavait bien vite ses dents en souriant.

Mais, un jour, oh ! c’est très mal, très mal, Poupée arriva tout doucement pendant que Nounou était allée laver du linge et que les enfants dormaient ; elle s’approcha sans bruit.

- Ohé ! Ohé ! Jeannot, Coco, Bébé, venez vite, nous allons nous promener tout seuls !
Les enfants Lapin se réveillèrent…
- Tout seuls, mais c’est défendu !
- Rien qu’un petit moment, dit Poupée, personne ne nous verra.

Alors, les petits imprudents quittèrent la cabane grise, Poupée marchait devant en faisant de grands pas.
Jeannot, Coco et Bébé la suivaient, ils allèrent ainsi dans des petits sentiers, ils sautaient par-dessus les cailloux roses, riaient au soleil, grimpaient aux arbres, se penchaient pour regarder leurs yeux dans les flaques d’eau… Ils gagnèrent ainsi le petit bois.
Et tout à coup, le soleil leur dit :

-   Bonsoir, mes amis, c’est l’heure de dormir.
-   Et il alla se coucher.

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-   Bébé Lapin était très triste, il se mit à pleurer et dit :
-   - Je veux revoir maman, je ne veux pas rester dans le bois la nuit. Et si Monsieur Renard arrivait…

En pensant à Monsieur Renard, les quatre désobéissants eurent peur, et puis les branches des arbres frémissaient, alors, ils tremblaient de tous leurs membres.
Comment faire pour rentrer ?
Ils s’assirent autour d’un grand arbre en se serrant les uns tout près des autres. Ils pleuraient de plus en plus fort.
Leurs grosses larmes dans l’herbe, étaient devenues un petit ruisseau, et voilà qu’au milieu de la nuit, un papillon jaune vint se poser au milieu du petit ruisseau, alors une grosse larme de Poupée tomba sur les ailes du papillon.

-   Gentil papillon, sauve-nous, emmène-nous auprès de maman Lapin, nous sommes partis seuls dans le grand bois, et nous ne savons plus retrouver notre chemin. Toi qui a de si jolies ailes et qui connais le bois, montre-nous où est la clairière, et jamais plus nous ne désobéirons.
Et soudain, les feuilles se firent entendre, et les buissons dirent :

-   Chut, chut, Voici Monsieur Renard qui arrive par ici…

Monsieur Renard arrivait en effet avec son grand chapeau, sa canne et sa besace. Il sifflait tout heureux à la pensée de trouver des petits lapins dans le bois.

-Ah ! Ah ! Quelle bonne sauce, je vais faire !
- Ah ! Ah ! J’aurai de quoi me satisfaire !

Pendant ce temps, le petit papillon jaune était allé retrouver ses frères, ses sœurs, ses cousins, ses amis. Ils étaient nombreux, nombreux.
Ils se donnèrent rendez-vous et attelèrent derrière eux un char très léger, mais qui pouvait contenir Jeannot, Coco, Bébé et même Poupée.

Avant que Monsieur Renard fut arrivé près d’eux, les papillons installèrent toute la petite famille, puis ils partirent bien haut, bien haut au-dessus des grands arbres, et ils s’envolèrent jusque dans le grand jardin de Monsieur Pierre, près de la cabane grise, où Maman Lapin et Nounou pleuraient, croyant leurs enfants perdus.

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Quand ils sont arrivés, Nounou et Maman Lapin les ont embrassés, parce qu’ils ont demandé pardon très gentiment et ont promis que plus jamais ils n’iraient seuls dans le grand bois.
Depuis, ils ont été très sages, et les petits lapins, et Poupée la grande fleur n’ont jamais oublié les gentils papillons.

Conte de Maryse Lafont - 1942


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05 décembre 2006

PULL-OVER JACQUARD pour fillette 6 à 8 ans

Fournitures : 225 g de laines - Aiguilles N° 3
Points employés : Côtes simples et Points Jersey

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Exécution
Monter 78 mailles. Travailler en côtes simples sur 5 cm. Au-dessus, travailler au point de Jersey en augmentant de chaque côté 6 fois une maille tous les 3 cm. A 25 cm, former l'emmanchure en fermant 4 m, 3m, 1 m. A 26 cm commencer le dessin à points comptés. Continuer droit. A 34 cm, former le décolleté en abattant 10 m au milieu du devant. Ne continuer que d'un seul côté en fermant du côté encolure, tous les deux rangs, deux fois 2m, quatre fois 1 m. A 36 cm, biaiser l'épaule.

Dos : Monter 72 m. Faire 5 cm de côtes simples, puis travailler en Jersey. Conduire le travail comme pour le devant mais à 29 cm, partager le travail en deux parties égales et ne travailler que sur un côté (côté droit) en tricotant les 6 mailles du côté encolure en côtes simples et en réservant dans cette bande deux boutonnières. Reprendre l'autre côté, en ajoutant six mailles coté ouverture pour faire sous-patte et en intervertissant le travail.

Manches - Monter 52m. Faire 2 cm. 1/2 de côtes simples. Augmenter de 26 m. sur le premier rang au-dessus des côtes, soit une maille toutes les deux mailles. Faire 8 cm en augmentant 1 m de chaque côté tous les 2 cm, fermer à droite, une fois 4m et deux fois 3 m puis continuer à diminuer 1m de chaque côté de l'aiguille. Lorsqu'il reste 12 mailles, les fermer droites.

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Pour le dessin à points comptés des manches, vous aurez à vous baser sur le devant. Plier votre manche en deux et l'aboucher à votre emmanchure de corsage. Lorsque votre tricot atteindra la hauteur de votre bande de corsage, commencer la bande à points comptés sur le dessus de la manche.

Assemblage - Repasser, batir, essayer, puis coudre. relever alors les mailles du tour d'encolure et faire 2 cm de côtes simples.
Ce pull sera seyant avec un petit col Claudine blanc.


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03 décembre 2006

Oh ! les jolies montres…

Voici trois montres jouets pour petites filles, toutes des années 50… Il y a de l'esprit dans ces petits bijoux dont le design est simplement copié sur les montres des adultes, afin que les enfants puissent jouer à lire l'heure et à être élégantes "comme maman".

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montre3

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28 novembre 2006

La dinette improvisée

C’est aujourd’hui jeudi, jour de vacances.
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Mme Darel et Mme Gaudin –amies intimes- ont le projet d’aller se promener ensemble en emmenant avec elles leurs chers enfants. Mme Darel a trois filles et Mme Gaudin, trois garçons. Bien que les fillettes soient toutes un peu plus agées que les garçonnets, ceux-ci – en raison de leur sexe, sans doute – s’érigent en protecteurs et tiennent absolument à ce que Jeanne, Eve et Marie, s’appuient à leurs bras pour la traversée des rues. Mais dès que les promeneurs ont gagné les champs – but de leur sortie- Frédéric, Jules et Auguste jugent probablement que l’étiquette des villes cesse avec la vue des arbres et reprennent leur liberté. Ils en usent largement pour folâtrer et dire maintes drôleries. Tout en marchant on a gagné un verger. Là, sous les pommiers rougis par les premières gelées d’automne, un moelleux gazon invitait à s’asseoir. Comme il n’est que deux heures et demie et que le soleil brille radieux dans un ciel sans nuage, la température est douce. On s’installe donc. Les petits camarades profitent de ce temps d’arrêt : ils tirent les goûters enfouis au fond des poches et se disposent à y faire honneur. Les garçons, peu sages, paraît-il, le matin, n’ont eu que du pain sec ! Ils regardent leurs morceaux d’un œil attristé. Les fillettes sortent de larges pastilles de chocolat. Elles ont très bon cœur et en offrent la moitié à leurs jeunes compagnons, qui acceptent sans façon.
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Les mamans, mises en belle humeur parlent et gambadent et la franche gaieté des enfants, autorisent ce partage. Elles ont même l’idée d’improviser une dînette : Tout à côté du verger, une chaumière se dresse ; elles y entrent et voyant une vache dans l’étable, prient qu’on leur vende du lait.
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La fermière en apporte plusieurs litres, dans des bols de faïence grossière, mais où le liquide chaud ne semble pas moins excellent. On en boit à satiété. Vers la lisière d’un bois voisin, quelques tardives baies se montrent. Sur une longue feuille représentant une assiette, les doigts mignons des goulus compères les déposaient, quand les mamans défendaient de les porter aux lèvres ; souvent ces fruits sont de violents poisons. Vers la fin du mois de septembre, la nuit descendait promptement. Il fallut donc bien vite quitter prés et taillis pour regagner la maison avant la fraîcheur du soir ; mais on se promit, s’il faisait beau , de revenir savourer encore, le jeudi suivant, une nouvelle dînette. Cette fois , la collation ne sera plus improvisée, car les mamans ont l’intention d’envoyer d’avance à la ferme un lourd panier de provisions : les mets distingués des villes s’ajouteront au frugal laitage des hameaux. farmdollshoes


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